Vous êtes médecin généraliste et êtes appelé à l’EHPAD du Bois Joli car votre patiente Mme Soucute, âgée de 86 ans, a de la fièvre.
On note dans ses antécédents : une HTA, une ACFA anticoagulée par Rivaroxaban et un anévrisme de l’aorte abdominale.
A l’examen clinique, vous constatez : T° 38.7 °C, FC 100 bpm, PA 140/90 mmHg, FR 18/min.
L’interrogatoire trouve la notion de dysurie et de brûlures mictionnelles depuis 3 jours. Depuis la veille elle a des frissons. L’examen physique note une sensibilité à la palpation abdominale sus-pubienne ainsi qu’une douleur bilatérale à l’ébranlement lombaire.
Vous évoquez une infection urinaire de type pyélonéphrite aiguë à risque de complication.
A noter que le capital veineux de la patiente est très précaire et que l’infirmière n’arrive pas à lui poser une voie veineuse périphérique.
Question 1 : Quelle antibiothérapie probabiliste proposez-vous ?
Ce n'est pas la bonne réponse. Il fallait répondre C. Ceftriaxone sous-cutané (SC)
La ceftriaxone par voie sous-cutanée est l’option à privilégier dans cette situation. Il n’y a pas d’alternative per os satisfaisante et les autres modalités d’administration parentérale ont un rapport bénéfice/risque défavorable (cf. ci-dessous).
La voie IV est impossible chez cette patiente difficile à perfuser. Prévoir une hospitalisation n’est pas justifié chez cette patiente qui n’a pas de signes d'infection grave.
La voie IM est contre-indiquée chez cette patiente anticoagulée par Rivaroxaban.
L’utilisation de la ciprofloxacine est déconseillée dans cette situation. Les fluoroquinolones sont associées à de rares cas d’anévrisme ou de dissection aortique, notamment chez les patients avec antécédent d’anévrisme aortique et chez les personnes âgées. Dans notre cas, le rapport bénéfice/risque n’est pas en faveur de l’utilisation d’une fluoroquinolone d’autant plus qu’il existe une alternative.
La nitrofurantoïne n’a pas sa place dans le traitement de la pyélonéphrite aigüe.
Le céfixime n'a pas sa place dans le traitement probabiliste de la pyélonéphrite aigüe.
Bravo ! C'est la bonne réponse !
La ceftriaxone par voie sous-cutanée est l’option à privilégier dans cette situation. Il n’y a pas d’alternative per os satisfaisante et les autres modalités d’administration parentérale ont un rapport bénéfice/risque défavorable (cf. ci-dessous).
La voie IV est impossible chez cette patiente difficile à perfuser. Prévoir une hospitalisation n’est pas justifié chez cette patiente qui n’a pas de signes d'infection grave.
La voie IM est contre-indiquée chez cette patiente anticoagulée par Rivaroxaban.
L’utilisation de la ciprofloxacine est déconseillée dans cette situation. Les fluoroquinolones sont associées à de rares cas d’anévrisme ou de dissection aortique, notamment chez les patients avec antécédent d’anévrisme aortique et chez les personnes âgées. Dans notre cas, le rapport bénéfice/risque n’est pas en faveur de l’utilisation d’une fluoroquinolone d’autant plus qu’il existe une alternative.
La nitrofurantoïne n’a pas sa place dans le traitement de la pyélonéphrite aigüe.
Le céfixime n'a pas sa place dans le traitement probabiliste de la pyélonéphrite aigüe.