Traitement antibiotique par voie sous-cutanée (SC)

Mai 2026

 

Principales recommandations :  

La perfusion sous-cutanée d’antibiotiques peut être prescrite et administrée en l’absence d’alternative orale et lorsque le rapport bénéfice/risque est favorable par rapport aux voies intraveineuse ou intramusculaire (Grade B-1). 

Seule molécule utilisable en SC avec une recommandation de grade A-1 : la ceftriaxone 

Autres molécules possibles : céfazoline, l’ertapénem, ​​le méropénem, ​​la pipéracilline-tazobactam, la témocilline, la benzathine benzylpénicilline, …  

Modalités d’administration :  

  •  Les sites de perfusion sous-cutanée recommandés sont la cuisse, l’abdomen et le haut du dos (Grade C-1).
  • La même dose et la même dilution que pour l’administration intraveineuse doivent être utilisées pour l’administration sous-cutanée (Grade C-1).
  • Une perfusion sous-cutanée par gravité de 30 à 60 minutes à l’aide d’un cathéter sous-cutané souple, administrée au site d’injection sous-cutanée standard, est recommandée (Grade C-1). 
  • L’injection sous-cutanée directe en bolus n’est pas recommandée, sauf lorsque la perfusion ne peut être maintenue et si le rapport bénéfice/risque est favorable (Grade C-1).
  • L’antibiothérapie sous-cutanée peut être initiée directement, sans dose intraveineuse initiale, pour la ceftriaxone, l’ertapénem, ​​le méropénem, ​​la pipéracilline-tazobactam, la témocilline et la céfazoline (Grade B-1).
  • La pose du cathéter sous-cutané (date et site) doit être documentée et les cathéters ne doivent pas rester en place pendant plus de cinq jours consécutifs (Grade C-1). 

 

Les patients ou leurs représentants légaux doivent être informés que l’administration d’antibiotiques par voie sous-cutanée est une utilisation hors AMM, et leur consentement doit être consigné (avis d’expert). 

Dans les établissements de santé, les prescriptions d’antibiotiques par voie sous-cutanée doivent être encadrées par un protocole institutionnel validé par le responsable du bon usage des antibiotiques et le pharmacien (avis d’expert). 

La mention suivante doit figurer explicitement sur l’ordonnance lorsqu’un antibiotique est prescrit par voie sous-cutanée en ambulatoire : « Voie d’administration hors AMM, validée après information du patient et obtention de son accord sur la base d’une évaluation favorable du rapport bénéfice/risque, conformément aux recommandations de pratique clinique 2025 du SPILF/SFGG pour l’antibiothérapie sous-cutanée et à la communication de l’ANSM aux professionnels de santé de novembre 2019. » (avis d’expert). 

 


Source : Recommandations SPILF-SFGG sur l’administration sous cutanée des antibiotiques – SFGG 

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