Dermohypodermite bactérienne nécrosante et fasciite nécrosante

Dermohypodermite bactérienne nécrosante et fasciite nécrosante

Rare chez l’enfant

Urgence médico-chirurgicale 

Mise en jeu du pronostic vital : mortalité > 6,6 %

Appeler le 15 pour une hospitalisation en urgence

Diagnostic suspecté devant une dermohypodermite avec les caractéristiques suivantes :

  •  signes généraux de sepsis (Score de qSOFA ≥ 2 chez l’adulte : troubles de conscience, fréquence respiratoire > 22/minute et PAS < 100mmHg), ou de choc toxinique
  •  douleur particulièrement intense, discordante avec les signes locaux, impotence fonctionnelle
  •  signes locaux de gravité : lividités, taches cyaniques, crépitation sous-cutanée, hypo- ou anesthésie locale, induration dépassant l’érythème, nécrose locale ; extension rapide des signes locaux en quelques heures
  • aggravation des signes locaux 48 heures après l’introduction de la première antibiothérapie, malgré un traitement adapté

Facteurs de risque :

  • Diabète
  • Obésité (IMC > 30)
  • Immunodépression
  • Malnutrition
  • Varicelle
  • Anti-inflammatoires non stéroïdiens

S.aureus

S.pyogenes

Co-infections fréquentes

er choix

  • Amoxicilline-acide clavulanique 150 mg/kg/j en 3 IVL

ET

  • Clindamycine 40 mg/kg/j en 3 ou 4 IVL

Alternatives

  • Céfazoline (IV) 100 mg/kg/j en 3 IVL

ET

  • Clindamycine 40 mg/kg/j en 3 ou 4 IVL

Si allergie aux céphalosporines ou SAMR : Avis infectiologue

Durée

  • traitement initial IV puis relais oral
  • total : 10 jours

Prélèvement

  • Oui localement + hémocultures

Mesures particulières

  • Urgence thérapeutique médicochirurgicale
  • Traitement symptomatique de l’état septique en réanimation
  • Anticoagulation efficace
  • Avis chirurgical dans les 24 h
  • Imagerie (IRM, scanner)
  • +/- Oxygénothérapie hyperbare en fonction des disponibilités (gangrène gazeuse clostridiennes)
  • + /- Ig polyvalentes si choc streptococcique

MAJ Avril 2020 : 

Sources : 

  • Infections cutanées bactériennes courantes, page 60, HAS 02/2019
  • Alternatives amox-acide clav, SPILF et GPIP, 2017